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Plantes suspendues
Tradescantia colorée, Pothos en cascade, Chlorophytum aux feuilles arquées ou Rhipsalis graphique : les plantes d’intérieur suspendues permettent de végétaliser étagères, meubles et suspensions sans occuper davantage le sol. Choisissez selon le port, la lumière disponible et la longueur future des tiges pour laisser le feuillage prendre de la hauteur… avant de mieux retomber.
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Plantes d’intérieur suspendues : prenez de la hauteur et laissez les feuillages retomber
Les plantes d’intérieur suspendues permettent de végétaliser autrement la maison : au lieu d’occuper une table ou quelques précieux centimètres au sol, elles prennent place sur une étagère, un meuble haut ou directement dans une suspension. Leurs feuilles arquées et leurs longues tiges peuvent alors descendre librement pour former des cascades végétales, légères ou beaucoup plus généreuses selon l’espèce.
Notre sélection réunit notamment Chlorophytums, Tradescantias, Aeschynanthus, lierres, Peperomias, Pothos et Rhipsalis. Certains offrent des feuillages colorés ou panachés, d’autres jouent sur la longueur des tiges ou la finesse des feuilles. Pour choisir une plante retombante d’intérieur, regardez cependant autant son port que la lumière disponible en hauteur : suspendre une plante ne change pas ses besoins, même si cela change complètement la façon de la regarder.
Plante suspendue ou plante retombante : quelle différence ?
Une plante suspendue désigne avant tout une façon d’installer le pot. Théoriquement, de nombreux végétaux pourraient être placés dans un contenant accroché en hauteur. Cela ne signifie pas qu’ils développeront tous naturellement une végétation en cascade.
Une plante retombante possède au contraire un port qui s’y prête réellement : ses tiges s’allongent, ses feuilles s’arquent ou sa végétation descend naturellement autour du contenant. C’est ce comportement qui donne aux suspensions végétales tout leur intérêt.
Pour obtenir un bel effet, mieux vaut donc choisir une espèce dont le port accompagne la hauteur plutôt que de simplement accrocher n’importe quel pot au plafond. Le crochet peut monter ; encore faut-il que la plante ait quelque chose à faire en descendant.
Chlorophytums : des feuilles arquées faites pour prendre de la hauteur
Les Chlorophytums font naturellement partie des plantes intéressantes pour un emplacement surélevé. Les formes à longues feuilles rubanées développent une végétation qui s’arque progressivement autour du pot et devient particulièrement visible lorsqu’elle dispose d’espace en dessous.
Chlorophytum elatum offre cette silhouette souple très caractéristique, tandis que Chlorophytum saundersiae ‘Starlight’ développe une touffe beaucoup plus fine. Les formes du genre ne doivent donc pas toutes être réduites à la classique plante araignée verte et blanche.
Selon la référence, une étagère haute ou une suspension permet de mettre davantage en valeur la longueur et le mouvement du feuillage.
Tradescantias : des cascades de feuilles jusque dans la couleur
Les Tradescantias retombants sont particulièrement adaptés aux pots installés en hauteur grâce à leurs tiges souples qui s’allongent puis descendent naturellement autour du contenant.
Leur intérêt ne repose pas uniquement sur leur port. Tradescantia zebrina apporte notamment des contrastes argentés et pourpres, tandis que des cultivars comme ‘Nanouk’ ou certaines formes tricolores permettent de jouer avec des tonalités roses, vertes et crème.
Une lumière suffisante est particulièrement importante pour conserver des couleurs et une végétation denses. Lorsque l’exposition devient trop faible, les tiges peuvent s’allonger davantage entre les feuilles et les panachures perdre de leur intensité.
Pothos : faites-le retomber ou donnez-lui quelque chose à grimper
Le Pothos, généralement cultivé sous le nom botanique Epipremnum aureum, est capable d’adopter plusieurs silhouettes. Ses tiges peuvent être guidées vers un support pour grimper ou laissées libres pour obtenir un port retombant.
Installé sur une bibliothèque ou dans une suspension, il peut produire progressivement de longues tiges couvertes de feuilles. Les formes panachées profitent d’une belle luminosité pour conserver davantage leur dessin.
Cette capacité à utiliser l’espace vertical le rend particulièrement intéressant lorsque le sol et les meubles sont déjà bien occupés.
Peperomia scandens : un petit feuillage pour une cascade plus légère
Peperomia scandens développe des tiges souples qui peuvent progressivement accompagner les bords du pot. Les formes panachées ajoutent des nuances claires au feuillage et permettent d’obtenir une suspension moins massive qu’un grand Pothos.
Ce type de port convient particulièrement aux étagères ou aux meubles hauts lorsque l’on recherche une végétation retombante mais relativement légère.
Comme pour les autres Peperomias, l’arrosage doit être adapté au substrat et aux conditions réelles : être installé en hauteur ne transforme pas la plante en grande consommatrice d’eau.
Rhipsalis : un cactus qui préfère clairement regarder vers le bas
Le Rhipsalis apporte un autre type de silhouette avec ses longues tiges fines et succulentes. Contrairement à l’image classique du cactus dressé, plusieurs espèces développent naturellement un port retombant très intéressant en suspension.
Rhipsalis cassutha forme progressivement une masse de tiges qui peut descendre largement sous le niveau du pot. Son aspect très graphique fonctionne particulièrement bien dans une pièce lumineuse.
Ses besoins ne sont toutefois pas identiques à ceux d’un cactus désertique classique. Le genre comprend notamment des cactus épiphytes dont la culture demande un arrosage et un substrat adaptés à leur fonctionnement propre.
Aeschynanthus : une plante retombante qui ajoute aussi des fleurs
L’Aeschynanthus permet de combiner port retombant et intérêt floral. Ses tiges souples portent un feuillage décoratif auquel peuvent s’ajouter des fleurs colorées lorsque les conditions de culture sont favorables.
Des cultivars comme ‘Mona Lisa’ prennent particulièrement bien leur dimension lorsqu’ils sont installés en hauteur, puisque les tiges peuvent descendre librement au lieu de rester comprimées sur un meuble.
Une bonne luminosité contribue généralement à une croissance dense et à la floraison, sans imposer nécessairement un soleil brûlant derrière une vitre.
Lierre d’intérieur : laisser retomber ou guider les tiges
Les lierre ou Hedera helix peuvent être utilisés de différentes façons. Leurs tiges peuvent être guidées sur un support ou laissées retomber depuis un pot placé en hauteur.
Les cultivars verts ou panachés comme ‘Glacier’, ‘Ivalace’ ou d’autres formes permettent de jouer avec la découpe et la couleur du feuillage. Les panachures demandent généralement suffisamment de lumière pour rester bien marquées.
En intérieur, le lierre apprécie notamment d’éviter les ambiances constamment très chaudes et sèches. Son emplacement doit donc être choisi selon les conditions de la pièce et pas uniquement selon la longueur disponible sous l’étagère.
Toutes les plantes grimpantes ne sont pas forcément de bonnes plantes suspendues
Certaines plantes de la sélection possèdent un port grimpant ou peuvent produire des tiges allongées, mais cela ne signifie pas que leur meilleur développement soit systématiquement obtenu en cascade.
Plusieurs Philodendrons grimpants, par exemple, peuvent être laissés descendre temporairement, mais certaines espèces expriment davantage leur potentiel lorsqu’elles disposent d’un support pour progresser vers le haut.
À l’inverse, les formes autoportantes n’ont pas vocation à devenir retombantes simplement parce que leur contenant est suspendu. Le port naturel reste donc un critère essentiel au moment de choisir.
Où installer une plante d’intérieur suspendue ?
Une plante d’intérieur suspendue peut trouver sa place dans un salon, une cuisine lumineuse, une chambre ou une salle de bain avec fenêtre lorsque ses besoins correspondent aux conditions de la pièce.
Les étagères, bibliothèques et meubles hauts sont également très pratiques lorsqu’il n’est pas possible ou souhaitable de fixer un crochet au plafond. Ils permettent d’obtenir un effet retombant similaire tout en gardant le pot facilement accessible.
Pensez à la longueur future des tiges. Une petite plante posée à cinquante centimètres du sol peut rapidement atteindre les meubles situés dessous si son développement est généreux.
La lumière en hauteur : un détail qui peut tout changer
Installer une plante près du plafond ne signifie pas nécessairement qu’elle recevra davantage de lumière. Selon la position et la hauteur de la fenêtre, certaines étagères supérieures peuvent même se trouver dans une zone relativement sombre.
Avant d’installer une plante suspendue près d’une fenêtre, regardez donc la quantité de lumière qui atteint réellement le feuillage. Une suspension placée devant une baie lumineuse n’offre pas les mêmes conditions qu’un pot accroché dans l’angle opposé de la pièce.
Cette vigilance est particulièrement importante pour les Tradescantias panachés, les Pothos colorés et les plantes dont la densité du feuillage dépend fortement de la lumière.
Comment arroser une plante suspendue sans transformer le sol en pataugeoire ?
L’arrosage des plantes suspendues doit rester adapté à chaque espèce. Chlorophytum, Rhipsalis, Tradescantia ou Pothos n’ont pas exactement les mêmes besoins en eau.
Le principal défi vient souvent de l’accessibilité. Si possible, choisissez une suspension que vous pouvez décrocher facilement afin de contrôler le substrat, arroser correctement puis laisser l’excédent d’eau s’évacuer.
Avec un cache-pot suspendu, vérifiez régulièrement qu’une quantité importante d’eau ne reste pas au fond. Une cascade de feuilles, oui ; une cascade depuis le pot après chaque arrosage, beaucoup moins.
Quel pot choisir pour une plante suspendue ?
Le contenant doit être suffisamment solide pour accueillir la plante, son substrat et l’eau apportée lors des arrosages. Une fois humide, un pot peut peser nettement plus lourd qu’au moment de l’installation.
Vérifiez donc la résistance de la suspension, des attaches et du support utilisé. Si le pot est accroché au plafond ou à un mur, la fixation doit être adaptée au poids total et au matériau dans lequel elle est installée.
Le drainage reste également indispensable. Le système choisi doit permettre de gérer l’eau sans conserver constamment les racines dans un substrat saturé.
Plantes suspendues dans une petite pièce : gagnez de la place sans perdre le feuillage
Les plantes suspendues d’intérieur sont particulièrement intéressantes lorsque l’espace au sol est limité. Elles permettent de végétaliser une petite cuisine, une chambre ou un salon sans ajouter de meuble supplémentaire.
Les feuillages fins ou les petites tiges retombantes conviennent bien aux espaces réduits, tandis que les grandes cascades végétales demandent davantage de recul pour ne pas gêner les passages.
N’oubliez pas non plus la hauteur des habitants de la maison. Une suspension très réussie perd un peu de son charme lorsqu’elle devient la plante que tout le monde évite en baissant la tête.
Plante suspendue dans le salon, la cuisine ou la salle de bain ?
Dans un salon, les plantes retombantes permettent d’habiller une bibliothèque ou de créer plusieurs niveaux de végétation. Dans une cuisine, elles exploitent les étagères sans occuper le plan de travail. Dans une salle de bain lumineuse, certaines espèces peuvent profiter d’une atmosphère moins sèche.
Le choix doit toujours être fait selon la plante. Une pièce humide n’est pas automatiquement adaptée à toutes les espèces, pas plus qu’un salon ne garantit suffisamment de lumière dans tous ses angles.
La suspension est donc d’abord une manière d’utiliser l’espace ; les conditions horticoles restent celles de l’espèce choisie.
Comment choisir votre plante d’intérieur suspendue ?
Commencez par l’effet recherché. Pour de longues feuilles arquées, regardez du côté des Chlorophytums. Pour des tiges colorées et généreuses, les Tradescantias offrent de nombreuses possibilités. Le Pothos permet de créer de longues cascades, tandis que Rhipsalis apporte un graphisme complètement différent.
Pour une suspension fleurie, Aeschynanthus ajoute un intérêt supplémentaire, et les Peperomias retombants permettent de travailler avec des feuilles plus petites dans un format souvent facile à intégrer.
Vérifiez ensuite la lumière, la longueur future des tiges, le poids du contenant et surtout votre capacité à atteindre facilement le pot. Une plante d’intérieur suspendue permet de gagner de la place ; elle n’est pas obligée pour autant de rendre son entretien inaccessible.
Questions fréquentes sur les plantes d’intérieur suspendues
Quelle plante d’intérieur choisir pour une suspension ?
Chlorophytums, Tradescantias, Pothos, Rhipsalis, Aeschynanthus et certaines formes de Peperomia possèdent des ports particulièrement intéressants en hauteur. Choisissez ensuite selon la lumière et les conditions de la pièce.
Quelle est la différence entre une plante suspendue et une plante retombante ?
Une plante suspendue est installée dans un pot placé en hauteur. Une plante retombante possède naturellement des tiges ou des feuilles capables de descendre autour du contenant. Toutes les plantes suspendues ne sont donc pas naturellement retombantes.
Quelle plante retombante choisir pour un salon ?
Pothos, Tradescantias, Chlorophytums ou Rhipsalis permettent de créer des silhouettes très différentes. Vérifiez la luminosité de l’étagère ou de la suspension et anticipez la longueur future de la végétation.
Peut-on mettre une plante suspendue dans une salle de bain ?
Oui si la salle de bain dispose d’une lumière suffisante et si l’espèce choisie correspond aux conditions de la pièce. L’humidité atmosphérique ne remplace pas la lumière naturelle.
Comment arroser une plante suspendue ?
Contrôlez le substrat selon les besoins de l’espèce. Lorsque c’est possible, décrochez le pot pour arroser puis laissez l’excédent d’eau s’évacuer avant de remettre la plante en place.
Une plante suspendue peut-elle être placée loin d’une fenêtre ?
Cela dépend de l’espèce et de la luminosité réelle. Plus une plante s’éloigne de la fenêtre, plus la lumière disponible diminue. Choisissez donc l’emplacement avant la plante et vérifiez les besoins de la référence sélectionnée.